Samsung Cloud images ou Google photos : quel cloud pour vos photos en 2026 ?

Samsung Cloud a fermé ses services photo en 2025. La synchronisation native entre Samsung Gallery et OneDrive prendra fin le 30 septembre 2026. Pour les utilisateurs Galaxy, le paysage de la sauvegarde photo change radicalement, et Google Photos s’impose comme l’alternative la plus fonctionnelle sur l’écosystème Android, malgré des compromis réels sur la confidentialité.

La bascule est nette : Samsung ne propose plus aucun cloud photo propriétaire. L’intégration Gallery vers OneDrive, qui permettait une synchronisation transparente des clichés vers le compte Microsoft lié, disparaît fin septembre 2026.

Après cette date, OneDrive reste utilisable, mais uniquement via son application autonome et la fonction de sauvegarde caméra intégrée à l’app Microsoft. Concrètement, le flux passe d’une synchronisation bidirectionnelle pilotée par Samsung Gallery à un simple upload unidirectionnel géré par OneDrive.

Pour les utilisateurs qui comptaient sur cette intégration pour retrouver leurs photos dans l’app Galerie sur plusieurs appareils Galaxy (tablette, smartphone, PC via Samsung DeX), la continuité multi-appareils Samsung native disparaît. Il faut désormais choisir un service tiers et accepter que l’app Galerie ne soit plus le hub central.

Google Photos sur Galaxy : reconnaissance faciale et données biométriques sous RGPD

Homme comparant Google Photos et Samsung Cloud sur son ordinateur portable dans un bureau à domicile

Google Photos fonctionne sur tout appareil Android ou iOS. Nous recommandons de comprendre ce que cette universalité implique avant de migrer une photothèque complète.

L’app Google Photos traite les images côté serveurs Google pour alimenter ses fonctions de recherche, de suggestion et de regroupement par visage. Cette reconnaissance faciale n’est pas anecdotique d’un point de vue réglementaire : dès qu’une personne est identifiable sur une photo, celle-ci relève du droit des données personnelles au sens du RGPD. Lorsque la reconnaissance faciale entre en jeu, les photos basculent dans le régime des données biométriques, un niveau de sensibilité nettement supérieur.

En pratique, cela signifie que les fonctions IA de Google Photos (tri par visage, suggestions de partage, identification automatique) s’appuient sur un traitement que le RGPD encadre strictement. Google active la reconnaissance faciale par défaut dans certaines régions, pas dans d’autres. Sur un Galaxy vendu en France, nous observons que le paramètre reste désactivé par défaut, mais l’activation est proposée de manière récurrente dans l’interface.

Paramètres à vérifier après migration vers Google Photos

  • Désactiver le regroupement par visage dans les paramètres Google Photos si la conformité biométrique est un critère (menu Paramètres > Préférences > Regrouper les visages similaires)
  • Vérifier que la sauvegarde s’effectue en qualité originale et non en qualité réduite, ce qui consomme le quota de stockage plus rapidement mais préserve les métadonnées EXIF complètes
  • Contrôler le partage via liens : par défaut, un album partagé génère une URL accessible à quiconque la possède, sans authentification

Stockage gratuit et quotas réels : Google Photos face à OneDrive autonome

Google Photos partage son quota avec Gmail et Google Drive. La quasi-totalité des utilisateurs disposent d’un espace commun pour l’ensemble des services Google. En mode qualité originale, une photothèque de quelques milliers de clichés RAW ou HEIF haute résolution sature ce quota en quelques mois.

OneDrive, utilisé en autonome après la fin de l’intégration Gallery, propose également un espace gratuit limité. L’avantage résiduel de OneDrive pour un utilisateur Galaxy réside dans la compatibilité avec l’écosystème Microsoft 365 : les photos sauvegardées sont accessibles depuis l’explorateur Windows sans application supplémentaire.

Aucune des deux options n’offre un stockage photo gratuit suffisant pour un usage intensif sur plusieurs années. Les offres payantes sont comparables en tarif, mais diffèrent sur un point structurel : Google intègre le stockage photo dans un bundle services (Gmail, Drive, Workspace), tandis que Microsoft le lie à la suite Office.

EU Data Act et portabilité cloud photo en 2026

Jeune femme tenant un smartphone Google et une tablette Samsung pour comparer les solutions de stockage cloud de photos

Le Data Act européen, dont les obligations s’appliquent progressivement, impose aux fournisseurs cloud des clauses de sortie et de portabilité. Pour un utilisateur qui stocke des milliers de photos sur Google Photos ou OneDrive, le droit de changer de prestataire sans frais de transfert abusifs est désormais encadré.

Ce cadre réglementaire modifie l’équation du choix cloud photo. Historiquement, migrer d’un service à un autre impliquait un téléchargement massif via Google Takeout ou un export OneDrive, puis un re-upload manuel. Le Data Act pousse les fournisseurs à faciliter ces transitions, ce qui réduit le coût réel du changement de service à moyen terme.

Nous recommandons de ne pas choisir un cloud photo uniquement sur la base du prix ou de l’espace actuel, mais d’évaluer la facilité d’export. Google Takeout permet déjà un export structuré par album, avec métadonnées JSON associées. OneDrive propose un téléchargement par dossier. Ni l’un ni l’autre ne permet un transfert direct vers un concurrent sans étape intermédiaire locale.

Quel cloud photo choisir sur Galaxy en 2026 : arbitrage technique

Le choix se résume à un arbitrage entre intégration et contrôle.

  • Google Photos offre la meilleure intégration Android (recherche, partage, suggestions IA, synchronisation multi-appareils), au prix d’un traitement serveur intensif des images et d’une exploitation publicitaire indirecte des métadonnées
  • OneDrive autonome convient aux utilisateurs déjà dans l’écosystème Microsoft 365, avec un avantage sur la compatibilité PC native, mais perd l’intégration Gallery qui faisait sa force sur Galaxy
  • Les alternatives chiffrées de bout en bout (type pCloud ou services spécialisés) sacrifient les fonctions de recherche et de tri IA contre une confidentialité renforcée, un compromis pertinent pour les photographes professionnels soucieux du RGPD

Pour la majorité des utilisateurs Galaxy grand public, Google Photos reste le choix par défaut le plus fonctionnel. Pour un usage professionnel ou sensible, un service avec chiffrement de bout en bout et serveurs localisés en Europe mérite d’être évalué, même si l’expérience utilisateur sera moins fluide.

La disparition de Samsung Cloud puis de l’intégration Gallery-OneDrive marque la fin d’un cloud photo captif lié au constructeur. Le marché pousse désormais chaque utilisateur à choisir activement son prestataire, avec des droits de portabilité renforcés par la réglementation européenne. Le meilleur moment pour auditer sa sauvegarde photo, c’est avant le 30 septembre 2026.

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